2026-07_enquête-vélo-train

Des associations vélo lancent une grande enquête vélo+train !

Depuis la hausse de l’usage du vélo depuis le Covid, les trajets combinant train et bicyclette se multiplient, mais soulèvent de nouvelles difficultés d’accès et de cohabitation à bord. Face à ces enjeux, les associations de cyclistes lancent une enquête pour mieux comprendre les usages et défendre des solutions adaptées auprès des autorités et de la SNCF.

Plénière COP Occitanie

COP Occitanie, 8 juillet : le vélo est dans la feuille de route. Mais est-il vraiment suivi ?

Le 8 juillet dernier, l’État et la Région réunissaient plus de 300 acteurs à Toulouse pour la COP Occitanie 2026. Le Collectif Vélo Occitanie y était, comme depuis le début des travaux — nous nous sommes battus pour que l’objectif de 12% de part modale vélo en 2030 (contre 3% en 2019) figure dans la feuille de route régionale. Il y est. Cet objectif a été fixé au niveau national par la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC) et est donc identique au niveau régional.

Masse critique Tarbes

Organiser une masse critique

L’intérêt d’organiser une manifestation cycliste dans l’espace public ​✅​ ​Visibiliser les cyclistes : montrer par la présence physique que les cyclistes sont nombreu·ses et légitimes sur la voie publique​✅​ ​Revendiquer le droit à la circulation et la sécurité des usager·es non motorisé·es​✅​ ​Sensibiliser le public et les décideur·ses aux enjeux de la mobilité cycliste (aménagements, occupation de l’espace public…)​✅​ ​Mouvement mondial éprouvé : né à San Francisco en septembre 1992, présent dans plus de 300 villes sur tous les continents — ce n’est pas une expérimentation risquée, c’est un format rodé​✅​ ​Créer du lien entre cyclistes : dimension festive et conviviale (musique, pot final)​✅​ ​Servir de porte-voix à des thématiques locales (rond-point dangereux, baromètre vélo, élections municipales, etc.)​✅​ ​Atteindre un public au-delà des convaincu·es : les passants, les automobilistes, les médias Indispensables Infos pratiques Ressources supplémentaires Enceinte musique nomade + micro Vélo cargo (pour le matériel ou boissons à prix libre) Talkie-walkie (optionnel, coûteux mais utile pour la coordination) Imprimante / visuels à commander Boissons et nourriture pour le pot final Playlist musicale adaptée 🎶 Annoncer la date suivante à la fin de chaque édition pour fidéliser Les affiches plastifiées sur le mobilier urbain (sans clou ni vis) sont efficaces et réutilisables Deux formats possibles Format structuré (type vélorution) : parcours défini, thème, déclaration en préfecture, discours, pauses pédagogiques → permet d’ancrer des revendications locales mais nécessite plus de logistique et de bénévoles — adapter selon les forces disponibles Format informel (type masse critique classique) : date et lieu fixes, pas d’organisation formelle, la tête du cortège choisit l’itinéraire en direct → demande moins de bénévoles mais donne moins de prise sur le message et la sécurité À savoir/à faire Choisir une date : souvent mensuelle (dernier vendredi du mois, ou soir de pleine lune comme à Millau) ; si la fréquentation baisse, on peut réduire à 3 moments-clé dans l’année (ex. : Mai à vélo, Noël, balade des lucioles) Trouver un thème pour donner du sens et attirer les médias (Halloween, élections, baromètre vélo…) Définir le parcours : moins de 5 km pour rester accessible aux enfants ; le repérer en amont (idéalement avec une remorque bébé pour tester la largeur) Déclarer en préfecture : entre 15 jours et 3 jours avant (obligatoire pour le format structuré) Campagne d’info à lancer ~2 semaines avant : Affiches plastifiées (résistant aux intempéries), posées sans abîmer le mobilier urbain Flyers recto = visuel + coordonnées (date, heure, lieu) / verso = contacts + QR code Tractage sur les marchés, flyers sur les vélos croisés, affichage chez les commerçant·es, université, voies vertes… Discuter avec les gens — le bouche-à-oreille reste central Réseaux type Facebook, Instagram + méls + communiqué de presse Bande-annonce vidéo possible    🔗 Fiche Masse critique sur Wikipédia 🔗 Fiche Véloparade sur Wiklou 🔗 Échanges du dernier café-vélo « organiser une masse critique » des associations membres du Collectif Enceinte musique nomade + micro Vélo cargo (pour le matériel ou boissons à prix libre) Talkie-walkie (optionnel, coûteux mais utile pour la coordination) Imprimante / visuels à commander Boissons et nourriture pour le pot final Playlist musicale adaptée 🎶 Annoncer la date suivante à la fin de chaque édition pour fidéliser Les affiches plastifiées sur le mobilier urbain (sans clou ni vis) sont efficaces et réutilisables Deux formats possibles Format structuré (type vélorution) : parcours défini, thème, déclaration en préfecture, discours, pauses pédagogiques → permet d’ancrer des revendications locales mais nécessite plus de logistique et de bénévoles — adapter selon les forces disponibles Format informel (type masse critique classique) : date et lieu fixes, pas d’organisation formelle, la tête du cortège choisit l’itinéraire en direct → demande moins de bénévoles mais donne moins de prise sur le message et la sécurité À savoir/à faire Choisir une date : souvent mensuelle (dernier vendredi du mois, ou soir de pleine lune comme à Millau) ; si la fréquentation baisse, on peut réduire à 3 moments-clé dans l’année (ex. : Mai à vélo, Noël, balade des lucioles) Trouver un thème pour donner du sens et attirer les médias (Halloween, élections, baromètre vélo…) Définir le parcours : moins de 5 km pour rester accessible aux enfants ; le repérer en amont (idéalement avec une remorque bébé pour tester la largeur) Déclarer en préfecture : entre 15 jours et 3 jours avant (obligatoire pour le format structuré) Campagne d’info à lancer ~2 semaines avant : Affiches plastifiées (résistant aux intempéries), posées sans abîmer le mobilier urbain Flyers recto = visuel + coordonnées (date, heure, lieu) / verso = contacts + QR code Tractage sur les marchés, flyers sur les vélos croisés, affichage chez les commerçant·es, université, voies vertes… Discuter avec les gens — le bouche-à-oreille reste central Réseaux type Facebook, Instagram + méls + communiqué de presse Bande-annonce vidéo possible    🔗 Fiche Masse critique sur Wikipédia 🔗 Fiche Véloparade sur Wiklou 🔗 Échanges du dernier café-vélo « organiser une masse critique » des associations membres du Collectif

Essai de vélos spéciaux

L’intérêt d’organiser un test de vélos cargos, adaptés, etc. ​✅​ Recenser l’offre existante : constituer un catalogue vivant de ce qui se fait en matière de vélos cargos et spéciaux (remorques, biporteurs, triporteurs, rallongés, etc.), ce qui renforce la connaissance collective de l’association. ✅ Permettre l’essai en conditions réelles : offrir aux gens la possibilité de tester concrètement les engins plutôt que de se fier uniquement à des fiches techniques — l’expérience pratique levant bien des freins à l’adoption. ✅ Démocratiser l’usage cargo du vélo : montrer que le vélo peut répondre à des besoins concrets et variés — transporter des courses, des enfants, des matériaux, ou encore exercer un métier à vélo — et ainsi élargir le public au-delà des cyclistes « sportifs » ou de loisir. ✅ Construire une communauté : au-delà de l’information, ce type de moment favorise les liens entre personnes partageant des pratiques ou des projets similaires, ce qui peut nourrir l’adhésion et l’engagement dans l’association. Indispensables Infos pratiques Ressources supplémentaires Les « ambassadeur-ices ») : Identifier et inviter des propriétaires de ces vélos prêts à partager leur vécu, leurs astuces et leurs critiques honnêtes. Nécessité de se greffer à un événement existant pour bénéficier de sa médiatisation et des personnes qu’il draine Une flotte diversifiée : disposer d’un panel représentatif d’usages très variés (pro et perso) Un espace d’essai : avec des obstacles variés (virages serrés, pentes, trottoirs) pour tester la maniabilité, le freinage et la stabilité, mais si possible sans circulation motorisée ni piétonne dense Gestion des inscriptions : pour les vélos cargos, le nombre d’essais simultanés est limité par le nombre de vélos disponibles. Un système de réservation par créneau horaires est souvent utile. Support visuel : Des affiches ou des fiches simples présentant les caractéristiques techniques de chaque modèle pour faciliter la comparaison. S’assurer d’avoir suffisamment d’usager·es aguerri·es prêt·es à parler franchement des « avantages et inconvénients ». C’est l’élément le plus critique pour la qualité des échanges. Sinon l’événement perd sa dimension de partage direct et de confiance qui le distingue d’une simple exposition commerciale Aide financière ou logistique : utile d’avoir l’appui de la mairie/métropole pour l’accès à un espace/événement Assurance : vérifier la couverture responsabilité civile de l’association pour les dommages matériels ou corporels lors des essais. Communiquer en continu sur l’événement avant, pendant, après 🔗 Exemple d’affiche par La Casa Bicicleta à Perpignan Les « ambassadeur-ices ») : Identifier et inviter des propriétaires de ces vélos prêts à partager leur vécu, leurs astuces et leurs critiques honnêtes. Nécessité de se greffer à un événement existant pour bénéficier de sa médiatisation et des personnes qu’il draine Une flotte diversifiée : disposer d’un panel représentatif d’usages très variés (pro et perso) Un espace d’essai : avec des obstacles variés (virages serrés, pentes, trottoirs) pour tester la maniabilité, le freinage et la stabilité, mais si possible sans circulation motorisée ni piétonne dense Gestion des inscriptions : pour les vélos cargos, le nombre d’essais simultanés est limité par le nombre de vélos disponibles. Un système de réservation par créneau horaires est souvent utile. Support visuel : Des affiches ou des fiches simples présentant les caractéristiques techniques de chaque modèle pour faciliter la comparaison. S’assurer d’avoir suffisamment d’usager·es aguerri·es prêt·es à parler franchement des « avantages et inconvénients ». C’est l’élément le plus critique pour la qualité des échanges. Sinon l’événement perd sa dimension de partage direct et de confiance qui le distingue d’une simple exposition commerciale Aide financière ou logistique : utile d’avoir l’appui de la mairie/métropole pour l’accès à un espace/événement Assurance : vérifier la couverture responsabilité civile de l’association pour les dommages matériels ou corporels lors des essais. Communiquer en continu sur l’événement avant, pendant, après 🔗 Exemple d’affiche par La Casa Bicicleta à Perpignan

Quel avenir pour les vélos dans les TER ?

Un décret annule les obligations des régions en terme d’emport vélo dans les trains express régionaux (TER) En 2019, la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM), via l’article 53 a imposé un nombre minimum d’emplacements pour les vélos non démontés dans les TER neufs et rénovés. Le gouvernement a publié le 21 février 2026 un décret de simplification qui laisse les conseils régionaux définir le nombre de places dans les TER, sans plus exiger de minimum. Une situation déjà chaotique Depuis le 1er janvier 2002, les régions ont la compétence sur l’organisation des TER. Chaque région a ainsi décidé de ses propres orientations en matière tarifaire, d’aménagement des trains, de réservations, etc. Toute cette diversité, si elle peut permettre d’innover, a rendu le système ferroviaire très peu lisible pour le grand public, en particulier pour les touristes qui traversent plusieurs régions, ou celles et ceux qui déménagent. Un nivellement par le bas Les régions ont la possibilité d’acheter les trains proposés par les constructeurs (Alstom et CAF), qui sont peu nombreux et proposent une faible variété de modèles. On retrouve donc des trains similaires dans toutes les régions. Mais les aménagements intérieurs sont laissés à l’appréciation de celles-ci, sans grandes contraintes autres que techniques. Le nouveau décret vient supprimer une des dernières contraintes imposées aux régions dans l’aménagement des trains. Il reste celle liée aux aménagements pour les PMR (personnes à mobilité réduite). Quelles conséquences ? Les régions avaient jusqu’ici la possibilité de mettre plus d’emplacements que le minimum légal. C’est ainsi le cas en Nouvelle-Aquitaine, avec 12 emplacements vélo lors de la rénovation de ses trains AGC, alors que le minimum légal est de 6. De même, la région Grand Est a commandé des nouveaux trains Régiolis avec 18 emplacements vélos. Les régions ont donc maintenant la possibilité de réduire ces emplacements. Si ce choix peut être défendu auprès de ses électeur·ices, ce ne sont pas les seul·es intéressé·es. Les cyclotouristes qui traversent la France en train risquent de se retrouver bloqué·es à l’entrée d’une région qui aurait trop peu d’emplacements. De même, les correspondances entre trains nationaux et régionaux risquent de ne plus être assurées. Pour un pays qui a l’ambition de devenir la première destination mondiale pour le tourisme à vélo, c’est pour le moins fâcheux. Pourquoi les emplacements vélo sont importants ? Alors que le coût du carburant continue d’exploser, la combinaison vélo + transports en commun devient non seulement plus crédible mais indispensable. C’est précisément à ce moment critique que nous supprimons les garanties d’accès à cette mobilité active et décarbonée. La liberté donnée aux régions peut sembler positive, mais elle risque de créer un système inégal selon les territoires, freinant cette transition nécessaire. La vision du futur que nous défendons est celle de bassins de vie maillés par des réseaux cyclables et de transports collectifs à haut niveau de service, pensés en cohérence et offrant des interfaces accueillantes et bien aménagées. Notre objectif n’est pas seulement de mieux répondre aux besoins et usages actuels, mais d’attirer des automobilistes vers une mobilité plus durable. Les régions ont maintenant la main pour définir, en toute indépendance, le nombre d’emplacements dans leur trains. Les signataires, défenseurs des cyclistes, espèrent qu’elles s’en saisiront pour mener une politique ambitieuse en construisant un système intermodal robuste au bénéfice de tous·tes.

« Des solutions simples, efficaces et peu coûteuses pour rendre nos communes plus cyclables »

Occitanie, 19 février 2026 – Il y a de plus en plus de citoyen·nes qui veulent faire du vélo, mais beaucoup n’osent pas à cause du manque de sécurité et de mauvais aménagements. Le Collectif Vélo Occitanie publie les résultats d’une enquête réalisée dans toute la région. En unissant leur expertise d’usage et en période d’austérité budgétaire, les associations locales montrent que trop de communes n’ont pas encore mis en place les aménagements les plus simples et les moins chers. Ces solutions pourraient être déployées rapidement et améliorer grandement le confort et la sécurité des déplacements cyclables. Le Collectif lance ainsi un appel aux candidat·es pour intégrer ces actions concrètes dans leurs programmes électoraux et espérer atteindre l’objectif de 12% de part modale en 2030. Le diagnostic du Collectif Vélo Occitanie pour les municipales 2026 Les 44 associations locales membres ont dressé des constats au niveau local en matière de sécurité à vélo : double‑sens cyclables, panonceaux “cédez-le-passage cycliste”, SAS cyclistes aux feux tricolores et zones 30 bien aménagées. Résultat : malgré une volonté politique affichée, les mesures d’amélioration de la sécurité à vélo restent largement sous‑exploitées et on est loin du compte ! Dans leurs attentes à l’égard des maires pour améliorer les déplacements, les Français·es placent en tête deux priorités relatives aux transports durables : développer la densité des transports publics (58%) et les pistes cyclables et mobilités douces (47%). Sondage ODOXA, décembre 2025, pour ICI Une ambition portée par la COP Occitanie pour améliorer les déplacements Lors de la COP Occitanie 2025 (créée sur le modèle des COP climat mondiales), les élu·es de la Région ont posé l’objectif d’atteindre 12 % de part modale vélo d’ici 2030. Il s’agit de la transposition de l’objectif national de la SNBC (Stratégie Nationale Bas Carbone). Cette ambition s’inscrit dans le plan climat‑développement durable de la région, qui vise à réduire les émissions de CO₂ tout en améliorant la qualité de vie des habitant·es. Les mesures d’aménagement simples et peu coûteuses peuvent facilement accélérer l’application de ce plan et l’atteinte de cette ambition. Miser sur des mesures à petit budget et efficaces Le Baromètre Vélo 2025 montre justement que ces aménagements simples sont bien exploités dans les communes les mieux notées, d’autant que les associations locales soulignent leur impact immédiat et leur coût réduit. Dans un contexte national défavorable (arrêt brutal du plan vélo au niveau national) de contraction budgétaire, le Collectif Vélo Occitanie propose de concentrer les efforts sur des interventions rapides, peu onéreuses et à fort effet multiplicateur. Dans la plupart des communes d’Occitanie, ces mesures sont plus ou moins bien mises en œuvre : Mesure d’aménagement cyclable État d’avancement régional Exemples positifs au niveau local Double‑sens cyclable (DSC) : Permet aux cyclistes de circuler à contre-sens dans une rue à sens unique pour les voitures.Permet une circulation fluide sans besoin de travaux majeurs, raccourcit les distances à parcourir, offre une meilleure lisibilité des itinéraires, garantit une sécurité avérée du fait d’une meilleure visibilité réciproque, permet d’éviter les grands axes et des manœuvres risquées (tourne à gauche). Meilleure sécurité collective grâce à la réduction de la vitesse des véhicules motorisés. 🟢 Montauban, Nîmes, Perpignan, Toulouse Panonceau cédez‑le‑passage cycliste (M12) : Panonceau autorisant les cyclistes à franchir la ligne d’arrêt du feu pour emprunter la direction indiquée par la flèche, en respectant la priorité accordée aux autres usagers. Utiles surtout dans les zones à fort trafic cycliste. 🟠 Auch, Perpignan, Toulouse Schéma directeur des aménagements cyclables : Élaboration ou actualisation d’un document stratégique, appuyé par l’expertise d’usage des associations locales. Projet à plus forte implication financière, à envisager sur le moyen‑long terme. 🟠 Foix, Nîmes, Toulouse SAS cyclistes aux feux tricolores : Nécessite un léger aménagement du marquage au sol et de la sensibilisation. 🟠 Cahors, Montpellier, Narbonne Zones 30 correctement aménagées : Réduction sensible de la vitesse motorisée, bénéfice immédiat pour tous les usages. Exemples de bons aménagements : écluses et chicanes bien conçues, marquage et matériaux différents au sol, plateaux, trottoirs large, espaces verts valorisés.  🔴 Florac-Trois-Rivières Les associations du Collectif Vélo Occitanie se tiennent à disposition des municipalités pour accompagner la mise en œuvre de ces mesures : conseils en conception d’aménagements, communication auprès des habitant·es, suivi des indicateurs de sécurité, etc. Des photos d’aménagements existant, le questionnaire complet et les données brutes peuvent être fournies. Carte des résultats Voir en plein écran

Le Collectif Vélo Occitanie est structure évaluatrice du Label Employeur Pro‑Vélo

Le CVO a été désigné comme l’une des 19 structures évaluatrices habilitées par la FUB à attribuer le Label Employeur Pro‑Vélo aux structures employeuses de la région. Pourquoi ce label ? Bénéfices pour les employeurs Bénéfices pour les salarié·es Le contexte du financement Notre rôle En tant que structure évaluatrice, nous : Plus d’informations ici.

Baromètre vélo 2025 : faire entendre la voix des citoyen·nes pour transformer nos territoires

La plus grande enquête cyclable citoyenne Avec cette quatrième édition (2017, 2019, 2021) qui affiche une participation en progression de +20% (au national comme en Occitanie), le Baromètre vélo confirme son statut d’enquête de référence sur le ressenti des habitant·es face aux conditions de circulation à vélo dans leur commune. Inspiré du Fahrrad­ klima-Test allemand, il est devenu la plus grande enquête citoyenne sur le vélo dans le monde. Les messages sont forts et convergents : le vélo n’est pas une option marginale mais une attente partagée. Elle touche à la fois au pouvoir d’achat, à la santé, à l’inclusion et à l’attractivité des communes. Partout, il peut apporter des réponses concrètes et rapides. En 2026, les collectivités auront une occasion unique : transformer cette expression citoyenne massive en décisions ambitieuses. Le Baromètre vélo n’est pas une fin en soi, mais un tremplin. Sa force repose désormais sur celles et ceux qui s’en empareront pour bâtir des territoires plus justes, plus sûrs et plus accueillants. Sur la plateforme www.barometre-velo.fr , vous trouverez toutes les notes des communes, et les détails des réponses. Notamment les points noirs et les demandes de stationnement. Une participation nationale record Les chiffres parlent d’eux-mêmes, au national : L’Occitanie toujours plus représentée Des résultats fiables, issus d’une expertise d’usage, utiles aux politiques publiques Le Baromètre vélo s’appuie sur une démarche scientifique pour transformer les réponses citoyennes en une donnée utile aux politiques publiques. Les questions de l’enquête 2025 ont très peu évolué depuis les éditions précédentes, afin de pouvoir comparer les résultats dans le temps. Durant l’été, les données ont subi un processus de nettoyage et de fiabilisation conséquent, via une détection algorithmique : 2 700 con­tributions ont été écartées des contributions finales. Les notes attribuées reposent sur les contributions telles qu’elles ont été exprimées, sans pondération, pour refléter au plus juste la voix des usager·ères. Au-delà du palmarès, elles ont servi à réaliser plusieurs analyses statistiques et cartographiques. Les données sont mises à disposition en open data, pour encourager leur réutilisation par tous ceux et celles qui œuvrent en faveur du vélo. Des évolutions positives dans les métropoles Les grandes villes confirment leur rôle de locomotives du vélo en France. Strasbourg et Grenoble restent des références historiques, mais de nouvelles communes se distinguent, dont Toulouse (+15 %) qui affiche une progression remarquable. Ces résultats montrent que lorsqu’une ville investit dans le vélo, les effets sont rapides et visibles. Les cyclistes bénéficient d’infrastructures plus sûres, continues et confortables, favorisant la pratique quotidienne. En Occitanie, les deux métropoles progressent, mais ont encore du chemin à faire pour rejoindre les meilleures. Les deux autres grandes villes progressent également. Rang national Communes Département Climat_Vélo Classe Évolution 2025_2021 14 Montpellier 34 3,56 C +12,7% 21 Toulouse 31 3,41 D +15,2% 31 Perpignan 66 2,82 E +12,9% 32 Nîmes 30 2,72 F +16,1% Les communes de banlieue progressent souvent de manière importante. Rang national Communes Département Climat_Vélo Classe Évolution 2025_2021 5 Le Soler 66 4,40 A +25,0% 10 Jacou 34 4,24 B +8,5% 15 L’Union 31 4,14 B +10,4% 18 Canohès 66 4,12 B +10,7% Les villes moyennes (entre 15.000 et 100.000 hab) ont des évolutions plus contrastées Rang national Communes Département Climat_Vélo Classe Évolution 2025_2021 29 Millau 12 3,59 C +20,8% 38 Maugio 34 3,49 C +0,4% 61 Albi 81 3,35 D +10,5% 74 Agde 34 3,26 D -4,2% Les petites villes (entre 5.000 et 15.000 hab) ont souvent des progressions importantes, et sont aussi nombreuses à être nouvellement qualifiées Rang national Communes Département Climat_Vélo Classe Évolution 2025_2021 5 Mèze 34 4,35 A +12,7% 7 Saint Cyrien 66 4,32 A – 12 Marseillan 34 4,25 B -4,8% 17 Gruissan 11 4,16 B – Les bourgs et villages (<5000 hab) sont très nombreux à être nouvellement qualifiés Rang national Communes Département Climat_Vélo Classe Évolution 2025_2021 7 Bram 11 4,41 A – 8 Leucate 11 4,40 A – 10 Portiragnes 34 4,35 A – 14 Névian 11 4,31 B – Des décrochages à surveiller dans les villes moyennes et villages par rapport à l’édition de 2021 Malgré des évolutions notables au national, trop de villes moyennes voient leur climat vélo se dégrader depuis 2021, rappelant que les efforts doivent être constants et adaptés aux besoins locaux. Rang régional Communes Département Climat_Vélo Classe Évolution 2025_2021 7 Frontignan 34 3,13 D -6.1% 4 Agde 34 3,26 D -4.2% 21 Carcassonne 11 2,28 G -3.2% 11 Alès 30 2,86 E -2.9% 14 Montauban 82 2,74 E -1.9% Concernant les bourgs et villages, le léger recul est à surveiller, car c’est la seule catégorie à connaître une baisse du climat vélo. Cette baisse reflète l’élargissement de l’échantillon des bourgs et villages (+72 %). Ces résultats traduisent la difficulté de territoires encore fortement marqués par la dépendance à l’automobile et éloignés de la solution vélo. Leur faible dynamique montre qu’il est urgent de les accompagner dans le développement d’alternatives crédibles et sécurisées. Bourg et village qualifié Département Climat_Vélo Classe Évolution 2025_2021 130 Saint-Aunès 34 2,14 G -9.9% 86 Aubais 30 2,64 F -8.0% 87 Gragnague 31 2,64 F -5.3% 30 Boisseron 34 3,31 D -4.1% 116 Viols-le-Fort 34 2,36 F -4.1% 119 Beaupuy 31 2,32 G -2.9%