Selon le rapport du vélo public de l’Association des Acteurs du Vélo Public (AAVP), la part modale du vélo après utilisation d’un système de location de vélo augmente de plus de 30 %.
C’est un des principaux levier pour augmenter le nombre de cyclistes.
En pratique, si on utilise un vélo, on en est soit propriétaire, soit locataire. Beaucoup de gens possèdent leur propre vélo – plus de la moitié de la population. C’est très utile lorsqu’on l’utilise régulièrement, et qu’on dispose d’un endroit sûr où le garer. Lorsqu’on utilise un vélo de manière occasionnelle, ou dans différents endroits, on peut le louer. Il y a différents systèmes qui existent.
On en trouve dans beaucoup de villes. On peut les louer à la minute, l’heure ou à la journée. Leur usage peut être ponctuel ou régulier. On peut les trouver attachés à des bornes ou entre eux, sur l’espace public à des emplacements précis ou non (flotte libre). Ils sont parfois électriques, parfois musculaires, souvent gérés par des sociétés privées, mais encadrés par une délégation de service public ou une autorisation d’occupation temporaire du domaine public. On en trouve dans les métropoles de Toulouse et Montpellier, bien sûr, mais aussi dans des villes comme Montauban, Carcassonne, Tarbes, etc.
Ils peuvent être organisés par des pouvoirs publics ou des sociétés privées. Dans le premier cas, il sont subventionnés, et la durée de location est limitée. Le système est intéressant lorsqu’on a besoin d’un vélo pour une durée limitée (étudiant·e, emploi temporaire, etc.). Il peut aussi l’être lorsqu’on envisage d’abandonner sa voiture pour un vélo, mais qu’on n’a pas les moyens d’en acheter un, surtout si on n’est pas sûr que ce mode de déplacement va nous convenir. Ce système est particulièrement intéressant pour les vélos à assistance électrique (VAE), le prix d’un bon vélo électrique étant relativement élevé.
Plusieurs communes et agglos mettent des vélos à la disposition de leurs habitants ou de leurs visiteurs en mode VLD. La gestion peut être confiée à des délégataires de service public (RATPDev à Narbonne), ou à des associations (Maison de la mobilité de Foix). Les vélos peuvent être attribués uniquement aux habitant·es (Narbonne), ou aussi aux personnes qui travaillent sur le territoire (Foix). La durée de location est souvent limitée, pour éviter de subventionner l’usage sur le long terme. Mais les transports en commun sont aussi subventionnés, donc pourquoi ne pas maintenir le système sur le long terme, éventuellement avec un tarif moins attractif.
Des sociétés privées peuvent aussi louer des vélos. Il s’agit d’une activité commerciale et non subventionnée. C’est intéressant s’il n’y a pas de services subventionnés, si on en a besoin pour une durée limitée ou si on n’a pas la capacité d’investir dans l’achat d’un vélo neuf. On peut citer la chaine de magasins de vélo « Culture Vélo », ou la société financière « Cetelem »
Plusieurs régions ont lancé ou vont lancer des systèmes de location de vélo en complément des transports publics. Elles ont lancé des systèmes différents, sous forme d’expérimentation. Cela permettra de comparer les systèmes et déterminer celui qui répond le mieux à la demande. L’Occitanie est la seule à avoir choisit la location longue/moyenne durée. Les principes étant de ne pas faire concurrence aux systèmes VLS des communes ou intercommunalités et de ne pas avoir à gérer un système d’équilibrage de la flotte – déplacer les vélos de stations saturées vers des stations vides.
Les vélos sont attribués à leurs locataires, qui bénéficient aussi d’un emplacement dédié et sécurisé. La durée de la location est de 6, 9 ou 12 mois. Il est possible de prolonger, s’il y a des vélos libres, mais l’objectif de la région est de privilégier les nouveaux·elles arrivant·es, pour favoriser la découverte du vélo et encourager les personnes satisfaites à opter pour leur propre vélo. Il y a des vélos musculaires à 15 EUR/mois et des VAE à 25 EUR/mois. À noter que le vélo liO est assemblé en Occitanie, à l’Isle-Jourdain.
